La Meuse 04 - Page 4

  • Les Taloche: «Nous avons escorté Gad Elmaleh dans les rues de Liège»

    Où avez-vous passé vos vacances cet été ?

    Vincent : Nous adorons tous les deux la moto. Cet été a été l’occasion de découvrir des coins méconnus de Belgique lors de longues balades à moto.

    Vous souvenez-vous de votre première grosse bêtise ?

    Bruno :  J’avais 15 ans et je voulais sortir en discothèque avec un ami. J’ai créé une fausse invitation pour une soirée organisée par les scouts. Je l’avais déposée dans la boîte aux lettres chez mes parents. Vincent : Moi qui ne suis pas fumeur, j’ai testé ma première cigarette à l’âge de 10 ans. C’était pour faire comme les grands. On m’avait conseillé une cigarette à la menthe pour avoir une bonne haleine. En rentrant chez moi, je n’ai pas osé ouvrir la bouche de la soirée.

    Quel métier rêviez-vous de faire, enfant ?

    Bruno : Gendarme à moto et reporter animalier. Vincent : J’étais fasciné par l’odeur du bois. Je voulais devenir menuisier comme notre oncle.

     

    Ce qui vous a rendu le plus fier ?

    Bruno : Ma victoire au Festival du Rire de Rochefort en 1986. Vincent : Avoir décroché ma licence de pilote d’avion. Ce fut très difficile.

    Un pays où vous aimeriez vivre (en dehors de la Belgique) ?

    Vincent : La Corse, sans hésiter. J’y vais quatre fois par an depuis mon coup de foudre pour cette région en 1999.

    L’émission de télévision que vous adorez ?

    Nous sommes devenus de vrais inconditionnels de « Faites entrer l’accusé » depuis le confinement.

    L’émission de télévision que vous ne supportez pas ?

    Bruno : Les émissions de jeux. Vincent : Moi aussi, mais c’est surtout le sport. Même les grandes compétitions, ça me passe au-dessus de la tête.

    Combien de langues parlez-vous ?

    Nous sommes tous les deux des buses totales en la matière. C’est un grand regret et même un complexe.

    Les matières que vous détestiez à l’école ?

    Les mathématiques, la chimie et la physique.

    Et celles où vous excelliez ?

    Le français et l’histoire.

    Une anecdote que vous n’avez jamais racontée ?

    Il y a cinq ans, lors d’un festival du rire à Liège, Gad Elmaleh se produisait au Forum. Il nous a appelés dans sa loge une heure avant son spectacle pour nous demander où se produisait Patrick Timsit. Nous avons escorté Gad, accompagné de gardes du corps, à travers les rues de Liège jusqu’au Trocadero. Où Gad a assuré de manière totalement improvisée la première partie de Timsit à la surprise générale des spectateurs.

    Quelles personnalités rêveriez-vous de rencontrer ?

    Bruno : Rowan Atkinson, alias Mr Bean. Vincent : Robert Smith du groupe The Cure. C’est mon dieu.

    Un plat que vous aimez cuisiner ?

    Vincent : J’adore cuisiner ! Je m’essaye aux recettes du livre de Lino Ventura. Mais mon entrecôte avec des frites maisons connaît son petit succès. Bruno : Moi, je préfère manger.

    Comment aimeriez-vous mourir ?

    Bruno : Après un dernier parcours de golf. Et que mes cendres soient ensuite dispersées sur le parcours. VINCENT ARENA

    Leur Top 5

    image00002.jpeg1. Resto préféré : « Les Sabots d’Hélène » dans le Carré à Liège. Le rendez-vous des artistes chez notre ami Marc Carnevale.

    2.  Commerce préféré : « L’Artisan Gourmand », une boucherie qui fait également traiteur à Stembert, près de Verviers.

    3.  Livre pour l’été : «  Vendetta : les héritiers de la brise de mer » (Vincent). La biographie de Frank Sinatra (Bruno).

    4.  Chanson préférée : « J’ai encore rêvé d’elle », pour une raison que nous ignorons (rires).

    5.  Film préféré : « La Grande Vadrouille » avec deux monstres sacrés du cinéma.

  • Cent artistes, DJ’s et techniciens du son ont manifesté en silence place Saint-Lambert

    C’est une action nationale baptisée « Sound Of Silence » qui a été relayée sur le terrain par le secteur liégeois ce jeudi. Un mouvement né au nord du pays sur les réseaux sociaux et qui a rapidement été relayé aux quatre coins du pays.

     

    Sans perspective de reprise, ce secteur revendique des aides et des mesures claires. Le rendez-vous avait été donné ce jeudi à midi sur la place Saint-Lambert. Une action qui rappelle un peu le « SOS Assiettes Vides» lancés par l’Horeca qui a pu depuis reprendre ses activités sous conditions.

     

    C’est en silence et debout sur des « Flight Case » vides, symboles de tout un secteur oublié et à l’arrêt depuis mars, que l’événementiel liégeois est venu crier au secours. Ils étaient une bonne centaine.

     

    Dans la foule, des visages bien connus comme les chanteurs Pierre Theunis et Bob Basomboli des 98% Maximum Soul, des DJ’s, Olivier Soquette, Daniel Frère, ou Michel Depas, le directeur du Trocadero.

    Mais également de nombreux anonymes, des personnes de l’ombre, ces invisibles qui œuvrent jour et nuit en coulisses pour assurer le spectacle.

     

     

    Tous étaient réunis pour faire entendre leurs voix dans cette crise sanitaire où ils se sentent oubliés. Oubliés tant par les mesures floues appliquées à un secteur qui semble méconnu du grand public et des autorités, mais aussi par les aides octroyées jugées insuffisantes.

    Une minute de silence

     

    Après quelques notes de musique sur la chanson « Sound Of Silence » de Simon and Garfunkel, les personnes présentes ont respecté une minute de silence.

    Une croix orange arborait leurs masques en symbole d’un silence imposé depuis six mois à tout un secteur composé essentiellement d’indépendants empêchés d’exercer leur métier. Un mot, un sentiment revenait régulièrement dans la bouche des manifestants : «J’adore mon métier mais ce n’est pas un loisir ! C’est ce qui me permet de me nourrir et de nourrir ma famille. » Un avis partagé par toutes les personnes interrogées. Associé à un manque de reconnaissance des autorités, ce sentiment gronde au sein d’un secteur qui se sent oublié et qui réclame des aides importantes et des mesures claires afin de pouvoir redémarrer ses activités. Trois actions ont déjà eu lieu. La première sur les réseaux sociaux, une seconde sur le terrain avec des autocollants apposés sur des bâtiments à Bruxelles. Cette troisième action place Saint-Lambert devrait en appeler d’autres si la situation devait demeurer en état.

    VINCENT ARENA

    « Le flou artistique des mesures »

    Ali El Mekkedem.
    Ali El Mekkedem. - TVA

    Organisateur d’événements, Ali El Mekkedem gère sa société liégeoise du nom d’Alinéas.

    « Nous avons ressenti la crise dès février. Nous sommes à 5% de nos activités normales. Depuis le début de la crise, c’est le flou artistique. Cette crise a été gérée de manière journalière et non anticipative. Un événement ne se prépare pas à court terme. Mais en politique, chacun semble tirer la couverture. Nous sommes des travailleurs de l’ombre. Des invisibles. Certains autres secteurs semblent privilégiés. Il y a donc un sentiment de frustration. Car de nombreuses familles sont impactées. Nous demandons des perspectives, une date, ou alors une aide réelle. Si un autre secteur était impacté comme le nôtre, il y aurait eu d’autres moyens. » V.A.

    En culture, il y a nous aussi

    Le coordinateur.
    Le coordinateur. - TVA

    Gérant de la société Euro Musique et fournisseur de matériel audiovisuel, Jonathan Minette est le coordinateur de l’action à Liège. « C’est clairement un cri de détresse que nous lançons pour rappeler que nous existons. Et surtout, que nous ne disposons d’aucune perspective. On parle beaucoup de culture depuis quelques jours. Mais la culture ce n’est pas nous. La culture dont on parle, ce sont les théâtres subventionnés. L’événementiel, c’est des traiteurs, des services de gardiennage, des artistes, des DJ’s, des musiciens, des techniciens, des sociétés d’organisations d’événements. Des annonces ont été faites. Ce sont des lueurs d’espoir. Mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas rentable ni viable à l’heure actuelle. Si nous ne sommes pas entendus, d’autres actions verront le jour et sont prévues. » V.A.

    Pierre Theunis: « Mon vrai métier, c’est la scène »

    Pierre Theunis
    Pierre Theunis - TVA

    « Nous avons tenté de rester créatif sur les raisons sociaux durant cette période très bizarre. Mon vrai métier, c’est la scène. Sans tous ces métiers de l’ombre, des artistes comme moi qui sommes dans la lumière, nous ne pourrions jamais y être. Nous sommes tous dans le même bateau. Je pense surtout aux personnes qui œuvrent dans le privé. On peut désormais remplir partiellement des salles. Mais ce n’est pas assez. Un organisateur fait son bénéfice sur le dernier quart de salle qu’il remplit. Tout est flou. Rien n’est clair. On ne sait pas où nous allons. Qu’on nous laisse pratiquer notre métier. C’est le mien depuis 35 ans. Je n’ai pas envie de faire autre chose. Nous avons besoin d’aides efficaces. » V.A.

  • Le Liégeois Dylan intègre l’équipe de Cauet sur NRJ

    Originaire de Montegnée à Saint-Nicolas, Dylan (26 ans) entame à la rentrée sa cinquième saison en tant que DJ et animateur radio sur NRJ Belgique. Celui qui a débuté sur les ondes de Fun Radio à l’âge de 17 ans devient ainsi l’un des piliers de la chaîne après avoir été titulaire des week-ends la saison dernière. Avec une sacrée promotion à la clé. « Je vais intégrer à la rentrée l’équipe de Cauet à part entière. C’est la première fois que son émission sera diffusée en direct chez nous sur notre antenne. La saison dernière, elle était diffusée en différé. Cette année, je serai en studio depuis Bruxelles pour la présenter avec un vrai direct. Mais j’interviendrai également dans l’émission. J’assurerai une chronique chaque jour qui s’appellera « Le Point Belge ». Je serai la touche belge de l’équipe de Cauet, tant pour les auditeurs français qui vont me découvrir que pour les Belges qui me connaissent déjà. »

    Une belle histoire qui a débuté en février dernier lors de la venue de Cauet et de son équipe dans les studios bruxellois de la chaîne. « Cauet adore la Belgique et le public belge. Chaque année, il vient même enregistrer une émission dans les studios bruxellois. J’étais à la réalisation de son émission en février dernier. Et le courant est de suite passé entre nous. Il m’avait fait intervenir en direct. Et je peux vous assurer que nous nous étions autant marrés hors antenne. Une belle complicité est née ce jour-là entre nous. »

    Une carrière en France ?

    A un point tel que Cauet appellera quelques semaines plus tard la direction de NRJ Belgique pour intégrer Dylan à sa future émission. « C’est une magnifique opportunité pour moi et une belle reconnaissance, non seulement de la chaîne mais aussi d’un animateur qui a fait ses preuves en France. Il y a un réel intérêt du public français pour la Belgique et notre culture. Désormais, les auditeurs belges pourront aussi s’identifier et participer à l’émission. »

     

    Sachant que Sébastien Cauet vient de signer pour trois nouvelles saisons sur la célèbre chaîne radio, voilà une opportunité qui pourrait ouvrir des portes à notre petit Liégeois. « J’espère aller le plus loin possible. Pouvoir être diffusé en France est quelque chose d’énorme. J’espère que c’est le début d’une grande aventure qui m’offrira d’autres opportunités par la suite. » Avec une carrière en France ? « Qui sait, ça ne serait pas pour me déplaire. » VINCENT ARENA