Soirées

  • Travaux et renouveau pour le Country Hall de Liège

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    Country Hall 3.jpgPrivé de public et d’événements, le Country Hall est totalement à l’arrêt depuis les premières mesures de confinement. « Nous avions prévu initialement de rénover la salle VIP cet été », intervient Christian Petry. Fraîchement libéré de ses fonctions à la province de Liège, il est depuis le 1er août dernier le nouveau gestionnaire des lieux. Succédant ainsi à son prédécesseur Jean Mathy. « Le Coronavirus est venu mettre un frein à nos activités et nos projets. Envisagés durant notre période creuse en juillet et en août, nous avons finalement réalisé et finalisé ces premiers travaux le 22 mai dernier. » C’est la société ansoise GoStore qui a remporté le marché public et réalisé les rénovations de la salle VIP. Une salle qui accueille généralement de nombreux événements, soirées, concerts et réceptions d’après spectacles. « Il était grand temps de changer ce revêtement au sol. La moquette devenait difficile à entretenir. Nous avons opté pour des dalles modernes en vinyle lisse et souple pour le rez-de-chaussée et la mezzanine. Une création du célèbre designer Philippe Starck, alliant le bleu, le blanc et l’orange qui rappelle notre logo. »

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    En tout, c’est près de 1.000 m² qui ont été rénovés. « Ce principe de dalles fonctionne comme un puzzle et nous permet de les remplacer si nécessaire. » Des travaux pour un coût total de 61.000€ euros. « Cette salle peut accueillir entre 500 et 620 couverts. Elle sera mise à la disposition des organisateurs d’événements dès que nous pourrons reprendre nos activités. » A l’heure actuelle, le Country Hall doit s’acquitter chaque année d’un loyer annuel qui s’élève à deux millions d’euros auprès de l’intercommunale dont il dépend. « J’estime que Liège mérite d’avoir une salle de type Zénith. Ce loyer représente 70% de nos dépenses. 21% sont consacrés aux frais énergétiques et les 9% restants aux frais de personnel. Nos seules recettes sont les locations de salles. Nous bénéficions d’un subside annuel de la province de Liège de 750.000€ et de 500.000€ de la fédération Wallonie-Bruxelles. Notre volonté est de pérenniser ces aides dans le temps. Nous souhaiterions ensuite pouvoir revoir l’étalement du loyer et le prolonger d’une dizaine d’année. Ce qui représente le remboursement du prêt immobilier consenti au départ. Une situation qui nous serait ainsi plus viable. » Bref, le renouveau semble en marche du côté du Country Hall où plusieurs gros événements sont annoncés dès la reprise des activités. VINCENT ARENA

  • Clubbing et crise sanitaire: les discothèques rouvriront en dernier lieu

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    Depuis le 14 mars, le secteur Horeca a fermé ses portes et subit de plein fouet la crise sanitaire. Au même titre que les restaurants, les bars ou les cafés, la situation des discothèques et des petits et moyens événements festifs n’a pas encore été évoquée par les autorités.

    Mais voilà un secteur particulier où la distanciation sociale et les prochaines mesures sanitaires annoncées dans le secteur Horeca ne pourront pas être appliquées. Pourtant généralement intégré dans la même commission paritaire que les restaurants, bars et autres cafés, le bout du tunnel semble encore loin pour tous les acteurs du clubbing.

    "J’essaye de rester serein et positif, mais nous savons pertinemment bien que nous serons les derniers à pouvoir rouvrir", analyse Joël Wellekens le patron du Royal Room à Rocourt. Une discothèque qui emploie entre 17 et 24 personnes suivant les soirées. "Je ne me sens pas particulièrement oublié dans cette crise. Mais les mesures sanitaires et de distanciation sociale sont totalement ingérables dans notre domaine. Nous faisons partie d’un secteur de masse où il est actuellement impossible de se prononcer quant à un éventuel retour. Reprendre notre activité en septembre serait déjà bien. Mais je n’envisage pas d’ouvrir tant que les conditions de sécurité ne seront pas optimales et garanties pour nos clients et notre personnel."

    Des solutions alternatives

    Organisateur d’événements clubbing récurrents et itinérants durant toute l’année (Beach Box, United Holi Colorz), Tony Vermiglio planche avec son équipe sur des solutions alternatives.

    "Aucune décision ferme et définitive n’ayant été annoncée concernant les petits et moyens événements, nous avons travaillé sur différentes formules en extérieur comme en intérieur. Une charte de sécurité a même été rédigée."

    Rappelons que tous les grands événements ont été annulés en Belgique jusqu’au 31 août prochain.

    "Mais nos événements s’étalent sur trois semaines. La fréquentation par jour se situe en-dessous des 1.000 personnes. Nous employons une soixantaine de personnes en direct. Sans oublier les nombreux prestataires et les artistes. L’enjeu est donc de taille. S’il est prématuré de prendre des décisions fermes et définitives à l’heure actuelle, nous sommes dans l’attente du prochain conseil de sécurité."

     

    Voici à quoi ressemblera la Beach Box de Coronmeuse..
    La Beach Box à Coronmeuse.

    Sans garantie que ce secteur soit évoqué par notre première ministre. "C’est pourquoi nous ne fermons la porte à aucune éventualité. Tout en conservant comme priorité la sécurité pour tous. Nous ne prendrons aucun risque."

    Au clubbing et aux discothèques s’ajoute encore la situation du Carré à Liège où l’on imagine mal l’application et le respect des distanciations sociales dans les cafés et sur ses terrasses.

    Serveur en discothèque, il s’est reconverti dans un Intermarché

    Sans aucun revenu du jour au lendemain, de nombreux acteurs du clubbing et autres intermittents du monde de la nuit se sont retrouvés démunis à l’annonce de la fermeture des établissements.

    Parmi eux, Zamorano Echevarria a dû se reconvertir dans un secteur qui œuvre en première ligne. « J’ai 33 ans et serveur était mon activité professionnelle principale », intervient cet habitant de Bressoux. Celui que ses amis et ses clients surnomment « Zamo » travaille depuis bientôt dix ans comme serveur dans l’événementiel. A l’Alhambra Club, comme lors de soirées itinérantes ou encore au Barocco à Vreren.

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    "En 24 heures, je me suis retrouvé sans aucun revenu. Et sans aucune garantie ni perspective de reprise de mon activité. Je suis papa d’un petit garçon de sept ans. Ne bénéficiant d’aucune aide, ni du chômage ou du CPAS, il m’a fallu trouver rapidement une solution."

    Et c’est dans la grande distribution qu’il a su rebondir. "Une semaine après le confinement, j’ai été engagé au Lidl à Ans, puis à Boncelles comme intérimaire. Depuis un mois et demi je travaille à l’Intermarché de Seraing. Je compte bien continuer dans cette voie et conjuguer mes deux activités le jour où les discothèques reviendront." VINCENT ARENA

  • Art, culture et Horeca: une nouvelle ASBL liégeoise pour aider!

    À la tête de la société « Les Chefs », Denis Rutten gère la restauration pour l’Opéra Royal de Wallonie, le Théâtre de Liège et le Forum de Liège. Il est à l’initiative de cette première ASBL créée pour venir en aide à un secteur en crise où les acteurs se sentent parfois oubliés. «Comme tous mes collègues, j’ai été directement et doublement impacté par cette crise. Notre but est d’apporter un soutien humain, financier et logistique aux indépendants du secteur qui en feront la demande.» Le slogan de cette jeune ASBL est «Ils vous donnent le plaisir de vivre, donnez-leur le moyen de vivre!»

    Et c’est soutenu par des fonds privés que Denis Rutten compte venir en aide à ces indépendants en détresse. «Nous fonctionnerons via des dons privés, d’entreprises et de mécènes. Nous pourrons intervenir et venir en aide aux métiers de bouche, aux acteurs du domaine artistique et culturel ainsi qu’à ceux de l’événementiel. De l’intermittent du spectacle, un éclairagiste indépendant sans prestation, en passant par un chanteur sans salle, un cuisinier sans contrat, un patron de théâtre sans spectateurs, etc.» Mais comment ça marche et qui peut bénéficier de cette aide ? «Les indépendants concernés peuvent dès à présent s’inscrire comme membre de l’ASBL sur notre site internet. Une plateforme qui leur permet via un formulaire bien précis d’introduire leur demande pour un soutien financier, humain ou logistique. La plateforme leur permettra également de faire leur promotion et d’échanger leurs idées avec d’autres membres.»

    Coraide fonctionne avec un comité composé d’un artiste, d’un juriste, d’un expert-comptable et d’indépendants neutres. C’est ce comité qui, sur base de critères définis par l’ASBL, décidera de l’attribution des dons. «Des parrains comme Adrien François du Festival du Film de Comédie de Liège ou encore Agron Billa du traiteur Goosse nous soutiennent dans notre action. Nous organiserons par la suite des manifestations dans le but de récolter des fonds.»

    À noter que cette ASBL liégeoise a vocation de venir en aide aux indépendants de Wallonie et de Bruxelles à court, moyen et long terme. Intéressés ? Vous pouvez dès à présent introduire votre demande sur le site www.coraide.be. VINCENT ARENA