Sport

  • Cent artistes, DJ’s et techniciens du son ont manifesté en silence place Saint-Lambert

    C’est une action nationale baptisée « Sound Of Silence » qui a été relayée sur le terrain par le secteur liégeois ce jeudi. Un mouvement né au nord du pays sur les réseaux sociaux et qui a rapidement été relayé aux quatre coins du pays.

     

    Sans perspective de reprise, ce secteur revendique des aides et des mesures claires. Le rendez-vous avait été donné ce jeudi à midi sur la place Saint-Lambert. Une action qui rappelle un peu le « SOS Assiettes Vides» lancés par l’Horeca qui a pu depuis reprendre ses activités sous conditions.

     

    C’est en silence et debout sur des « Flight Case » vides, symboles de tout un secteur oublié et à l’arrêt depuis mars, que l’événementiel liégeois est venu crier au secours. Ils étaient une bonne centaine.

     

    Dans la foule, des visages bien connus comme les chanteurs Pierre Theunis et Bob Basomboli des 98% Maximum Soul, des DJ’s, Olivier Soquette, Daniel Frère, ou Michel Depas, le directeur du Trocadero.

    Mais également de nombreux anonymes, des personnes de l’ombre, ces invisibles qui œuvrent jour et nuit en coulisses pour assurer le spectacle.

     

     

    Tous étaient réunis pour faire entendre leurs voix dans cette crise sanitaire où ils se sentent oubliés. Oubliés tant par les mesures floues appliquées à un secteur qui semble méconnu du grand public et des autorités, mais aussi par les aides octroyées jugées insuffisantes.

    Une minute de silence

     

    Après quelques notes de musique sur la chanson « Sound Of Silence » de Simon and Garfunkel, les personnes présentes ont respecté une minute de silence.

    Une croix orange arborait leurs masques en symbole d’un silence imposé depuis six mois à tout un secteur composé essentiellement d’indépendants empêchés d’exercer leur métier. Un mot, un sentiment revenait régulièrement dans la bouche des manifestants : «J’adore mon métier mais ce n’est pas un loisir ! C’est ce qui me permet de me nourrir et de nourrir ma famille. » Un avis partagé par toutes les personnes interrogées. Associé à un manque de reconnaissance des autorités, ce sentiment gronde au sein d’un secteur qui se sent oublié et qui réclame des aides importantes et des mesures claires afin de pouvoir redémarrer ses activités. Trois actions ont déjà eu lieu. La première sur les réseaux sociaux, une seconde sur le terrain avec des autocollants apposés sur des bâtiments à Bruxelles. Cette troisième action place Saint-Lambert devrait en appeler d’autres si la situation devait demeurer en état.

    VINCENT ARENA

    « Le flou artistique des mesures »

    Ali El Mekkedem.
    Ali El Mekkedem. - TVA

    Organisateur d’événements, Ali El Mekkedem gère sa société liégeoise du nom d’Alinéas.

    « Nous avons ressenti la crise dès février. Nous sommes à 5% de nos activités normales. Depuis le début de la crise, c’est le flou artistique. Cette crise a été gérée de manière journalière et non anticipative. Un événement ne se prépare pas à court terme. Mais en politique, chacun semble tirer la couverture. Nous sommes des travailleurs de l’ombre. Des invisibles. Certains autres secteurs semblent privilégiés. Il y a donc un sentiment de frustration. Car de nombreuses familles sont impactées. Nous demandons des perspectives, une date, ou alors une aide réelle. Si un autre secteur était impacté comme le nôtre, il y aurait eu d’autres moyens. » V.A.

    En culture, il y a nous aussi

    Le coordinateur.
    Le coordinateur. - TVA

    Gérant de la société Euro Musique et fournisseur de matériel audiovisuel, Jonathan Minette est le coordinateur de l’action à Liège. « C’est clairement un cri de détresse que nous lançons pour rappeler que nous existons. Et surtout, que nous ne disposons d’aucune perspective. On parle beaucoup de culture depuis quelques jours. Mais la culture ce n’est pas nous. La culture dont on parle, ce sont les théâtres subventionnés. L’événementiel, c’est des traiteurs, des services de gardiennage, des artistes, des DJ’s, des musiciens, des techniciens, des sociétés d’organisations d’événements. Des annonces ont été faites. Ce sont des lueurs d’espoir. Mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas rentable ni viable à l’heure actuelle. Si nous ne sommes pas entendus, d’autres actions verront le jour et sont prévues. » V.A.

    Pierre Theunis: « Mon vrai métier, c’est la scène »

    Pierre Theunis
    Pierre Theunis - TVA

    « Nous avons tenté de rester créatif sur les raisons sociaux durant cette période très bizarre. Mon vrai métier, c’est la scène. Sans tous ces métiers de l’ombre, des artistes comme moi qui sommes dans la lumière, nous ne pourrions jamais y être. Nous sommes tous dans le même bateau. Je pense surtout aux personnes qui œuvrent dans le privé. On peut désormais remplir partiellement des salles. Mais ce n’est pas assez. Un organisateur fait son bénéfice sur le dernier quart de salle qu’il remplit. Tout est flou. Rien n’est clair. On ne sait pas où nous allons. Qu’on nous laisse pratiquer notre métier. C’est le mien depuis 35 ans. Je n’ai pas envie de faire autre chose. Nous avons besoin d’aides efficaces. » V.A.

  • Les 24h vélo Télévie annulés dans les galeries liégeoises mais en mode Covid au CHU

    Pas d’animation ni de challenge vélo cette année à Belle-Île, à la Médiacité, aux galeries Saint-Lambert ou encore au shopping Cora. « Avec l’évolution de la crise sanitaire, nous sommes au regret d’annuler toutes ces manifestations, explique Louis Maraite pour le CHU de Liège. Mais nous proposerons une solution alternative et adaptée dans le respect des règles. »

    Un vélo sera mis à la disposition de tous les jeudi 3 et vendredi 4 septembre dans la grande verrière du CHU au Sart-Tilman et l’événement sera diffusé en direct sur Facebook. « Une application permettra également de participer en ligne et à distance dans sa bulle. Pour chaque kilomètre enregistré, un cent sera versé au Télévie. Notre objectif, qui sera atteint, est d’obtenir 200.000 euros pour financer la recherche scientifique. » VINCENT ARENA

    Infos et inscriptions sur la page Facebook Télévie ULiège – CHU Liège.

  • Travaux et renouveau pour le Country Hall de Liège

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    Country Hall 3.jpgPrivé de public et d’événements, le Country Hall est totalement à l’arrêt depuis les premières mesures de confinement. « Nous avions prévu initialement de rénover la salle VIP cet été », intervient Christian Petry. Fraîchement libéré de ses fonctions à la province de Liège, il est depuis le 1er août dernier le nouveau gestionnaire des lieux. Succédant ainsi à son prédécesseur Jean Mathy. « Le Coronavirus est venu mettre un frein à nos activités et nos projets. Envisagés durant notre période creuse en juillet et en août, nous avons finalement réalisé et finalisé ces premiers travaux le 22 mai dernier. » C’est la société ansoise GoStore qui a remporté le marché public et réalisé les rénovations de la salle VIP. Une salle qui accueille généralement de nombreux événements, soirées, concerts et réceptions d’après spectacles. « Il était grand temps de changer ce revêtement au sol. La moquette devenait difficile à entretenir. Nous avons opté pour des dalles modernes en vinyle lisse et souple pour le rez-de-chaussée et la mezzanine. Une création du célèbre designer Philippe Starck, alliant le bleu, le blanc et l’orange qui rappelle notre logo. »

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    En tout, c’est près de 1.000 m² qui ont été rénovés. « Ce principe de dalles fonctionne comme un puzzle et nous permet de les remplacer si nécessaire. » Des travaux pour un coût total de 61.000€ euros. « Cette salle peut accueillir entre 500 et 620 couverts. Elle sera mise à la disposition des organisateurs d’événements dès que nous pourrons reprendre nos activités. » A l’heure actuelle, le Country Hall doit s’acquitter chaque année d’un loyer annuel qui s’élève à deux millions d’euros auprès de l’intercommunale dont il dépend. « J’estime que Liège mérite d’avoir une salle de type Zénith. Ce loyer représente 70% de nos dépenses. 21% sont consacrés aux frais énergétiques et les 9% restants aux frais de personnel. Nos seules recettes sont les locations de salles. Nous bénéficions d’un subside annuel de la province de Liège de 750.000€ et de 500.000€ de la fédération Wallonie-Bruxelles. Notre volonté est de pérenniser ces aides dans le temps. Nous souhaiterions ensuite pouvoir revoir l’étalement du loyer et le prolonger d’une dizaine d’année. Ce qui représente le remboursement du prêt immobilier consenti au départ. Une situation qui nous serait ainsi plus viable. » Bref, le renouveau semble en marche du côté du Country Hall où plusieurs gros événements sont annoncés dès la reprise des activités. VINCENT ARENA