Théâtre

  • Jarry en tête d’affiche du 10e festival Voo Rire du 17 au 26 octobre

    C’est sur la scène du Tracadero que les Taloche et Philippe Saive avaient réuni la presse et les artistes pour présenter la 10e édition de leur festival international du rire de Liège. Une conférence de presse qui s’est ouverte par un vibrant hommage à Annie Cordy dont les frères étaient très proches.

     

    « Nous lui dédions ce festival. Nous avons beaucoup appris à ses côtés. Nous tenions absolument à maintenir cette édition malgré toutes les difficultés rencontrées. Présenter cette édition réduite au Trocadero était aussi un symbole. Le symbole d’une culture qui n’est pas subventionnée mais qui comme nous existe depuis toujours. Notre volonté est de défendre et de soutenir cette culture qui est oubliée durant cette crise. Les petits théâtres et les artistes n’ont pas la parole. Dans le privé, dont nous faisons partie, remplir une demi-salle n’est pas rentable ni viable. »

    Une introduction liée à la crise sanitaire et un appel du pied clairement destinés aux autorités. Présent dans la salle, le bourgmestre de la ville de Liège Willy Demeyer a été interpellé à plusieurs reprises par les artistes. « Nous venons d’entamer une série de contacts avec tous les lieux, les compagnies et les festivals. Ce qui représente près de 80 personnes » s’est exprimé le bourgmestre. « Nous sommes conscients que les gens ont autant besoin de la culture que de pain et d’eau. Notre volonté est que tout le monde puisse exister. La ville ne souhaite pas que des institutions comme le Tracadero disparaissent. Nous avons sollicité des avis et des protocoles afin d’envisager des solutions. Mais en tant que bourgmestre et ville, nous avons des devoirs et des responsabilités civiles. Nous sommes et serons tributaires des décisions du prochain CNS. »

     

    En attendant, le festival Voo Rire aura bien lieu cette année même si la programmation a été mainte fois revue. « Ce 10e anniversaire devait être notre plus grosse édition. Ce sera finalement la plus petite », enchaîne Vincent Taloche. « Nous ne pourrons pas proposer cette année de galas en télévision. Ce qui représente tout de même un tiers de notre budget. Mais le plus important était de maintenir une édition qui se respecte. »

    La programmation: Jarry, Tsamère, De Benoist, Le Castel et Ruben

    Sans titre.pngSi plusieurs grands noms français de la scène de l’humour ont dû décliner l’invitation cette année, les organisateurs nous assurent que tous, sans exception, ont déjà donné leur accord pour l’année prochaine. Mais il y aura tout de même du beau monde à l’affiche de cette édition réduite et un peu particulière.

    L’étoile montante Jarry clôturera le festival le lundi 26 octobre au Forum, Les Taloche se transformeront en chef d’orchestre en ouverture le samedi 17 octobre à la salle philharmonique sur le thème des musiques de film, Olivier De Benoist sera au Forum le vendredi 23 octobre et Arnaud Tsamère se produira à deux reprises au Trocadero.

    Côté Belges, Fabian Le Castel et Richard Rubben seront également de la partie sur la scène des Chiroux. À ces artistes, nous pointerons encore plusieurs spectacles et pièces de théâtre à découvrir dans les 9 salles partenaires ainsi qu’une soirée spéciale et atypique « Du smartphone à la scène ».

    Le samedi 24 octobre au Forum, 10 jeunes personnalités issues des réseaux sociaux monteront pour la première fois sur scène. Notons enfin que toutes les règles et mesures sanitaires en vigueur seront d’application dans toutes les salles participantes. Infos et tickets : www.voorire.be VINCENT ARENA

  • La Bouffonerie fête ses 10 ans!

    Créateur des lieux, Benoît Fontaine est au four et au moulin depuis dix ans. De l’accueil des clients à la scène, en passant par le service aux tables, il en est le créateur et l’emblématique patron. « Nous sommes les seuls à Liège à proposer un tel service. De l’arrivée au départ, le client ne quitte pas sa table. Nous lui proposons le service d’un véritable restaurant avec un spectacle vivant et humoristique pour accompagner le repas. »

    À la tête de la cuisine, le chef Cédric Semal a donné une nouvelle dimension au restaurant. « Nous avons désormais atteint un certain niveau également dans l’assiette. Nous proposons de la cuisine française mais toujours avec un ancrage local et liégeois. » Car tant sur scène qu’à table, La Bouffonerie revendique sa liégitude. « Nous travaillons le plus possible avec des produits locaux et des commerces de proximité. » Situé au 17 dans la rue Haute-Sauvenière, La Bouffonerie est le digne successeur de l’ancien Chez Sulon. « Notre volonté et de perpétuer l’esprit qui en a fait sa renommée. »

    Pour célébrer son 10e anniversaire, le restaurant proposera 10 soirées spéciales avec des créations et des invités sur scène du mardi 22 septembre au samedi 3 octobre. VINCENT ARENA

    Infos et réservations: www.labouffonnerie.be et 0479/211.676

  • Les Taloche: «Nous avons escorté Gad Elmaleh dans les rues de Liège»

    Où avez-vous passé vos vacances cet été ?

    Vincent : Nous adorons tous les deux la moto. Cet été a été l’occasion de découvrir des coins méconnus de Belgique lors de longues balades à moto.

    Vous souvenez-vous de votre première grosse bêtise ?

    Bruno :  J’avais 15 ans et je voulais sortir en discothèque avec un ami. J’ai créé une fausse invitation pour une soirée organisée par les scouts. Je l’avais déposée dans la boîte aux lettres chez mes parents. Vincent : Moi qui ne suis pas fumeur, j’ai testé ma première cigarette à l’âge de 10 ans. C’était pour faire comme les grands. On m’avait conseillé une cigarette à la menthe pour avoir une bonne haleine. En rentrant chez moi, je n’ai pas osé ouvrir la bouche de la soirée.

    Quel métier rêviez-vous de faire, enfant ?

    Bruno : Gendarme à moto et reporter animalier. Vincent : J’étais fasciné par l’odeur du bois. Je voulais devenir menuisier comme notre oncle.

     

    Ce qui vous a rendu le plus fier ?

    Bruno : Ma victoire au Festival du Rire de Rochefort en 1986. Vincent : Avoir décroché ma licence de pilote d’avion. Ce fut très difficile.

    Un pays où vous aimeriez vivre (en dehors de la Belgique) ?

    Vincent : La Corse, sans hésiter. J’y vais quatre fois par an depuis mon coup de foudre pour cette région en 1999.

    L’émission de télévision que vous adorez ?

    Nous sommes devenus de vrais inconditionnels de « Faites entrer l’accusé » depuis le confinement.

    L’émission de télévision que vous ne supportez pas ?

    Bruno : Les émissions de jeux. Vincent : Moi aussi, mais c’est surtout le sport. Même les grandes compétitions, ça me passe au-dessus de la tête.

    Combien de langues parlez-vous ?

    Nous sommes tous les deux des buses totales en la matière. C’est un grand regret et même un complexe.

    Les matières que vous détestiez à l’école ?

    Les mathématiques, la chimie et la physique.

    Et celles où vous excelliez ?

    Le français et l’histoire.

    Une anecdote que vous n’avez jamais racontée ?

    Il y a cinq ans, lors d’un festival du rire à Liège, Gad Elmaleh se produisait au Forum. Il nous a appelés dans sa loge une heure avant son spectacle pour nous demander où se produisait Patrick Timsit. Nous avons escorté Gad, accompagné de gardes du corps, à travers les rues de Liège jusqu’au Trocadero. Où Gad a assuré de manière totalement improvisée la première partie de Timsit à la surprise générale des spectateurs.

    Quelles personnalités rêveriez-vous de rencontrer ?

    Bruno : Rowan Atkinson, alias Mr Bean. Vincent : Robert Smith du groupe The Cure. C’est mon dieu.

    Un plat que vous aimez cuisiner ?

    Vincent : J’adore cuisiner ! Je m’essaye aux recettes du livre de Lino Ventura. Mais mon entrecôte avec des frites maisons connaît son petit succès. Bruno : Moi, je préfère manger.

    Comment aimeriez-vous mourir ?

    Bruno : Après un dernier parcours de golf. Et que mes cendres soient ensuite dispersées sur le parcours. VINCENT ARENA

    Leur Top 5

    image00002.jpeg1. Resto préféré : « Les Sabots d’Hélène » dans le Carré à Liège. Le rendez-vous des artistes chez notre ami Marc Carnevale.

    2.  Commerce préféré : « L’Artisan Gourmand », une boucherie qui fait également traiteur à Stembert, près de Verviers.

    3.  Livre pour l’été : «  Vendetta : les héritiers de la brise de mer » (Vincent). La biographie de Frank Sinatra (Bruno).

    4.  Chanson préférée : « J’ai encore rêvé d’elle », pour une raison que nous ignorons (rires).

    5.  Film préféré : « La Grande Vadrouille » avec deux monstres sacrés du cinéma.