Théâtre

  • Interview: Les Charlots débarquent à Grâce-Hollogne

    Pourquoi ce retour sur scène ?

    Nous avions envie de remonter sur les planches. Je trouve très marrant ce petit côté nostalgique. Nous avons toujours conservé cet état d’esprit typiquement Charlot. On s’est vraiment bien amusé à l’époque et ça nous manquait vraiment. C’est toujours un plaisir de se retrouver car nous sommes tous restés amis.

    Il manque Luis et Phil, que sont-ils devenus ?

    Gérard nous a malheureusement quittés en 2012. Quant à Luis Rego et Gérard Philippelli, ils font de la guitare de leur côté avec un tribute des Rolling Stones. Ils n’avaient pas spécialement envie de remonter sur scène. L’idée de revenir avec Les Charlots est née du retour de Jean-Guy. Avec Richard Bonnot, qui a succédé à Gérard Rinaldi en 1986 suite à sa carrière au théâtre, nous sommes désormais trois à faire revivre Les Charlots.

    Que proposerez-vous le 12 octobre ?

    C’est un spectacle dans l’esprit des Charlots ! Un mélange de chansons, de sketchs et d’anecdotes typiquement dans l’humour qui a fait notre succès. Nous interpréterons tous nos titres connus comme « Merci Patron », « L’apérobic », « Derrière chez moi », « Paulette », etc. Nous travaillons également sur de nouvelles chansons.

    Une anecdote ?

    J’en ai deux. Récemment une jeune fille est venue me demander un autographe… pour sa grand-mère ! Ou encore ce cafetier qui allait fermer boutique et qui m’a reconnu. Il m’a dit hilare et avec un large sourire que « de tous les Charlots, c’était moi le plus con ! ».

    Il paraît que vous connaissez bien la Belgique ?

    Nous sommes souvent venus chez vous. Déjà avec notre premier groupe « Les Problèmes », nous avions accompagné Antoine à l’Ancienne Belgique. Et puis, nous avons découvert Les Gauff’. Ils sont un peu nos fils spirituels. Sur scène, ils nous rappellent des souvenirs. Tout en étant plus actuels, nous nous reconnaissons en eux.

    Que pensez-vous de la relève actuelle ?

    Depuis l’époque des Inconnus qui pratiquaient le même humour que nous en tant que chansonniers, il n’y a plus grande monde en qui nous nous reconnaissons.

    Quel est votre plus grand regret ?

    Certainement celui de ne pas avoir pu réaliser ce film avec Louis de Funès. Nous nous étions rencontrés pour un projet de film qui devait s’appeler « Merci Patron » où nous étions ses employés. Il nous avait fait énormément rire. Nous devions également participer au premier projet de « L’Aile ou la Cuisse ». Mais nous nous sommes fâchés pour des bêtises avec le frère de Jean-Guy, le producteur Christian Fechner. VINCENT ARENA

    > Les Charlots en spectacle le samedi 12 octobre à la Salle des Lilas à Grâce-Hollogne. Tickets (25€) au 0475/65.10.28.

  • Voo Rire: un 9e festival prolongé avec Laurent Gerra en clôture

    C’est accompagné de Philippe Saive, qui intègre désormais leur équipe, que les frères Taloche ont dévoilé ce mardi aux Comtes de Méan le programme de la neuvième édition du festival Voo Rire de Liège. Avec une petite nouveauté. « Les artistes n’étant pas disponibles aux dates programmées initialement, nous avons étendu la programmation au mardi et au jeudi qui suivent. »

    François Morel.
    François Morel. - PhotoNews

    Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de deux pointures qui viendront conclure le festival. Le mardi 22 octobre, François Morel présentera au Théâtre de Liège son spectacle en hommage à Raymond Devos pour lequel il a récemment reçu un Molière.

    Raymond Devos.
    Raymond Devos. - PhotoNews

    Et le jeudi 24, c’est Laurent Gerra qui se produira au Forum de Liège pour un grand gala de clôture. Celui que ses pairs surnomment désormais « le patron » revient dans une Cité ardente qu’il connaît désormais comme sa poche et dans le cadre d’un festival où il a essuyé les plâtres lors de la première édition.

     

    Laurent Gerra.
    Laurent Gerra. - PhotoNews

    A ces deux grands noms de la scène et de l’humour, nous pointerons également cette année les venues au Trocadero de Marianne James avec son spectacle musical « Tatie Jambon » et le caustique Stéphane Guillon, ou encore la désopilante Chantal Ladesou et l’étoile montante maitresse des réseaux sociaux Camille Lellouche au Forum.

    Trois galas télévisés

    Le festival débutera par trois galas télévisés (NDLR : au lieu des deux habituels) le mardi 15 avec une carte blanche à Chantal Ladesou et Jeanfi Janssens. Le mercredi 16 sous le signe de nouvelle scène de l’humour emmenée par Mathieu Madénian. Et le jeudi 17 pour une soirée spéciale anniversaire dédiée à Kody. « Je viens fêter mes dix ans de scène à Liège », intervient le trublion du Grand Cactus sur La Une. « J’ai toujours été porté par le public liégeois. Je serai entouré par tous mes amis, dont toute l’équipe du Grand Cactus. Je veux que ce soit une vraie fête. Il y aura même un bar sur scène. Je veux que ça danse ! ».

     

    Aussi des Liégeois

    Un festival international qui accueillera des artistes venus de Suisse, de France et du Québec, mais également des régionaux de l’étape. Parmi les humoristes liégeois, nous retiendrons le premier Forum de Manon Lepomme le samedi 19 ou encore les 40 ans de scène de Pierre Theunis, le même jour à la même heure au Trianon. Un beau programme avant une dixième édition qui se profile déjà à l’horizon. « Nous y travaillons en ce moment », terminent les Taloche. « Il nous sera difficile de faire encore plus grand. Mais nous avons notre petite idée et des artistes en tête. » VINCENT ARENA

    Tickets en ligne sur www.voorire.be

    Jeunes artistes: scène ouverte et « Tremplin du Rire »

    Ce festival donne aussi l’opportunité aux jeunes talents de se mettre en avant. La « Scène Ouverte » proposera au public le samedi 19 à 16h aux Chiroux des artistes moins connus de la francophonie, en collaboration avec les festivals partenaires. Un spectacle qui sera présenté par Freddy Tougaux. Candidature : avoir 18 ans et envoyer une vidéo de 4 à 5 minutes sur le mail info@firl.be (avant le 30 septembre). Et comme chaque année, Patrick Alen coachera les jeunes talents avec son « Tremplin du Rire ». Un atelier de formation à la scène où les meilleurs pourront se produire sur scène durant le festival. Un concours ouvert aux jeunes talents de 12 à 18 ans. Le casting aura lieu ce samedi 14 septembre dès 9h chez SOS Recording à Ans. Les candidatures sont à envoyer par mail à tremplindurire@firl.beV.A.

  • Marianne James au Voo Rire: "Je suis la vraie Tatie Jambon"

    Marianne, vous voilà dans un nouveau rôle, pourquoi ?

    Je n’attendais que ça ! J’ai tourné pendant onze années dans la peau de Maria Ulrika Von Glott, cette cantatrice allemande foldingue dans « L’Ultima Recital ». J’ai compris avec le temps que c’était trop long. Désormais, comme avec Miss Carpenter, je me limite à trois ans d’exploitation d’un personnage. C’est bien suffisant.

    Et cette fois, ce n’est pas un rôle de composition. Si ?

    Ah non ! Tatie Jambon, c’est vraiment moi ! Et je le suis aussi dans la vraie vie. Ce sont mes neveux qui m’ont surnommée comme ça.

    Mais pourquoi ?

    Leur maman possède un chien qui est… végan. Je lui donnais du jambon en cachette. Le toutou est tombé amoureux de moi et les enfants m’ont trouvé ce nom. Quand Valérie Bourre et Sébastien Buffet, à qui l’on doit les deux livres CD qui ont donné vie à ce spectacle, ont entendu mon histoire à la radio, ils ont décidé de créer ce personnage pour moi.

    On vous sent désormais épanouie…

    Je vous rassure, je n’étais pas schizophrène. Les autres personnages que j’ai incarnés par le passé ne me ressemblaient pas. Ici, j’ose le dire et je le revendique même : c’est moi ! Tatie Jambon dit ce que je pense. Dans ses amours comme dans ses excès, je lui ressemble en tous points.

    C’est un spectacle pour enfants ?

    Oui, mais pas que. C’est une fable moderne. Et avant tout un concert ! La scénographie, ce sont les musiciens, le groupe. Il s’adresse aux enfants à partir de 4 ans mais aussi aux adultes. On embarque toute la famille avec des thèmes d’actualité. On y aborde, avec pédagogie et psychologie, des sujets sociétaux comme le droit à la différence qui me tient tout particulièrement à cœur.

    À cause des rondeurs que vous assumez ?

    Comme le personnage dessiné sur l’affiche, je voulais qu’on voie ses formes, ses rondeurs, son ventre. Elle me ressemble. Et comme j’assume mes rondeurs et ma différence, je voulais que ça se retrouve aussi sur l’affiche. Ma volonté est de décomplexer les enfants.

    Quel est le retour des plus petits ?

    Ils comprennent tout, même par le rire ! Ils viennent d’ailleurs m’en parler après le concert. Le rire, c’est très sérieux. Les enfants sont les citoyens de demain.

    Un mot sur le festival Voo Rire ?

    Qui n’est pas ami avec les frères Taloche ? Je suis très heureuse qu’ils aient pensé à moi pour leur festival. Cette invitation, elle ne se refuse pas.

    Votre Belgique, c’est aussi celle de Maurane…

    Je ne peux pas admettre qu’elle soit partie. Elle me manque. Elle venait souvent me voir sur scène. Nous nous sommes liées d’amitié très vite. On m’a d’ailleurs reproché à mes débuts d’avoir la même voix qu’elle. C’est ce qui m’a poussée vers l’humour.

    Va-t-on vous revoir dans « La France à un incroyable talent » ?

    Rien n’est encore décidé. Mais ça se discute en coulisses pour le moment. On pensait ce concept enterré. Qui aurait cru que cette 13e saison allait être un aussi beau succès ? Je suis très fière d’en avoir fait partie.

    Selon vous, peut-on encore continuer à rire de tout ?

    On ne peut pas empêcher les gens de parler sur internet. Malheureusement, on ne sait jamais qui se cache derrière un écran. Mais je pense que nous devons continuer à parler et à rire de tout sur scène en tant qu’artistes. Sinon, la vie serait bien triste.

    Que pensez-vous de la polémique sur Michael Jackson ?

    Tout ça me rend triste. Il y a tellement d’argent en jeu que je reste très mitigée. Je continue de l’écouter. Il demeure un artiste majeur et sa musique me donne une force dingue depuis toujours. VINCENT ARENA