Théâtre

  • Voo Rire: un 9e festival prolongé avec Laurent Gerra en clôture

    C’est accompagné de Philippe Saive, qui intègre désormais leur équipe, que les frères Taloche ont dévoilé ce mardi aux Comtes de Méan le programme de la neuvième édition du festival Voo Rire de Liège. Avec une petite nouveauté. « Les artistes n’étant pas disponibles aux dates programmées initialement, nous avons étendu la programmation au mardi et au jeudi qui suivent. »

    François Morel.
    François Morel. - PhotoNews

    Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de deux pointures qui viendront conclure le festival. Le mardi 22 octobre, François Morel présentera au Théâtre de Liège son spectacle en hommage à Raymond Devos pour lequel il a récemment reçu un Molière.

    Raymond Devos.
    Raymond Devos. - PhotoNews

    Et le jeudi 24, c’est Laurent Gerra qui se produira au Forum de Liège pour un grand gala de clôture. Celui que ses pairs surnomment désormais « le patron » revient dans une Cité ardente qu’il connaît désormais comme sa poche et dans le cadre d’un festival où il a essuyé les plâtres lors de la première édition.

     

    Laurent Gerra.
    Laurent Gerra. - PhotoNews

    A ces deux grands noms de la scène et de l’humour, nous pointerons également cette année les venues au Trocadero de Marianne James avec son spectacle musical « Tatie Jambon » et le caustique Stéphane Guillon, ou encore la désopilante Chantal Ladesou et l’étoile montante maitresse des réseaux sociaux Camille Lellouche au Forum.

    Trois galas télévisés

    Le festival débutera par trois galas télévisés (NDLR : au lieu des deux habituels) le mardi 15 avec une carte blanche à Chantal Ladesou et Jeanfi Janssens. Le mercredi 16 sous le signe de nouvelle scène de l’humour emmenée par Mathieu Madénian. Et le jeudi 17 pour une soirée spéciale anniversaire dédiée à Kody. « Je viens fêter mes dix ans de scène à Liège », intervient le trublion du Grand Cactus sur La Une. « J’ai toujours été porté par le public liégeois. Je serai entouré par tous mes amis, dont toute l’équipe du Grand Cactus. Je veux que ce soit une vraie fête. Il y aura même un bar sur scène. Je veux que ça danse ! ».

     

    Aussi des Liégeois

    Un festival international qui accueillera des artistes venus de Suisse, de France et du Québec, mais également des régionaux de l’étape. Parmi les humoristes liégeois, nous retiendrons le premier Forum de Manon Lepomme le samedi 19 ou encore les 40 ans de scène de Pierre Theunis, le même jour à la même heure au Trianon. Un beau programme avant une dixième édition qui se profile déjà à l’horizon. « Nous y travaillons en ce moment », terminent les Taloche. « Il nous sera difficile de faire encore plus grand. Mais nous avons notre petite idée et des artistes en tête. » VINCENT ARENA

    Tickets en ligne sur www.voorire.be

    Jeunes artistes: scène ouverte et « Tremplin du Rire »

    Ce festival donne aussi l’opportunité aux jeunes talents de se mettre en avant. La « Scène Ouverte » proposera au public le samedi 19 à 16h aux Chiroux des artistes moins connus de la francophonie, en collaboration avec les festivals partenaires. Un spectacle qui sera présenté par Freddy Tougaux. Candidature : avoir 18 ans et envoyer une vidéo de 4 à 5 minutes sur le mail info@firl.be (avant le 30 septembre). Et comme chaque année, Patrick Alen coachera les jeunes talents avec son « Tremplin du Rire ». Un atelier de formation à la scène où les meilleurs pourront se produire sur scène durant le festival. Un concours ouvert aux jeunes talents de 12 à 18 ans. Le casting aura lieu ce samedi 14 septembre dès 9h chez SOS Recording à Ans. Les candidatures sont à envoyer par mail à tremplindurire@firl.beV.A.

  • Marianne James au Voo Rire: "Je suis la vraie Tatie Jambon"

    Marianne, vous voilà dans un nouveau rôle, pourquoi ?

    Je n’attendais que ça ! J’ai tourné pendant onze années dans la peau de Maria Ulrika Von Glott, cette cantatrice allemande foldingue dans « L’Ultima Recital ». J’ai compris avec le temps que c’était trop long. Désormais, comme avec Miss Carpenter, je me limite à trois ans d’exploitation d’un personnage. C’est bien suffisant.

    Et cette fois, ce n’est pas un rôle de composition. Si ?

    Ah non ! Tatie Jambon, c’est vraiment moi ! Et je le suis aussi dans la vraie vie. Ce sont mes neveux qui m’ont surnommée comme ça.

    Mais pourquoi ?

    Leur maman possède un chien qui est… végan. Je lui donnais du jambon en cachette. Le toutou est tombé amoureux de moi et les enfants m’ont trouvé ce nom. Quand Valérie Bourre et Sébastien Buffet, à qui l’on doit les deux livres CD qui ont donné vie à ce spectacle, ont entendu mon histoire à la radio, ils ont décidé de créer ce personnage pour moi.

    On vous sent désormais épanouie…

    Je vous rassure, je n’étais pas schizophrène. Les autres personnages que j’ai incarnés par le passé ne me ressemblaient pas. Ici, j’ose le dire et je le revendique même : c’est moi ! Tatie Jambon dit ce que je pense. Dans ses amours comme dans ses excès, je lui ressemble en tous points.

    C’est un spectacle pour enfants ?

    Oui, mais pas que. C’est une fable moderne. Et avant tout un concert ! La scénographie, ce sont les musiciens, le groupe. Il s’adresse aux enfants à partir de 4 ans mais aussi aux adultes. On embarque toute la famille avec des thèmes d’actualité. On y aborde, avec pédagogie et psychologie, des sujets sociétaux comme le droit à la différence qui me tient tout particulièrement à cœur.

    À cause des rondeurs que vous assumez ?

    Comme le personnage dessiné sur l’affiche, je voulais qu’on voie ses formes, ses rondeurs, son ventre. Elle me ressemble. Et comme j’assume mes rondeurs et ma différence, je voulais que ça se retrouve aussi sur l’affiche. Ma volonté est de décomplexer les enfants.

    Quel est le retour des plus petits ?

    Ils comprennent tout, même par le rire ! Ils viennent d’ailleurs m’en parler après le concert. Le rire, c’est très sérieux. Les enfants sont les citoyens de demain.

    Un mot sur le festival Voo Rire ?

    Qui n’est pas ami avec les frères Taloche ? Je suis très heureuse qu’ils aient pensé à moi pour leur festival. Cette invitation, elle ne se refuse pas.

    Votre Belgique, c’est aussi celle de Maurane…

    Je ne peux pas admettre qu’elle soit partie. Elle me manque. Elle venait souvent me voir sur scène. Nous nous sommes liées d’amitié très vite. On m’a d’ailleurs reproché à mes débuts d’avoir la même voix qu’elle. C’est ce qui m’a poussée vers l’humour.

    Va-t-on vous revoir dans « La France à un incroyable talent » ?

    Rien n’est encore décidé. Mais ça se discute en coulisses pour le moment. On pensait ce concept enterré. Qui aurait cru que cette 13e saison allait être un aussi beau succès ? Je suis très fière d’en avoir fait partie.

    Selon vous, peut-on encore continuer à rire de tout ?

    On ne peut pas empêcher les gens de parler sur internet. Malheureusement, on ne sait jamais qui se cache derrière un écran. Mais je pense que nous devons continuer à parler et à rire de tout sur scène en tant qu’artistes. Sinon, la vie serait bien triste.

    Que pensez-vous de la polémique sur Michael Jackson ?

    Tout ça me rend triste. Il y a tellement d’argent en jeu que je reste très mitigée. Je continue de l’écouter. Il demeure un artiste majeur et sa musique me donne une force dingue depuis toujours. VINCENT ARENA

  • Interview de Leona Winter (The Voice France): "J'ai réalisé mon rêve de gosse à Liège"

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    Rémy Solé est le transformiste français originaire de Perpignan qui s’est présenté à l’émission The Voice France sur TF1 sous les traits de la chanteuse Leona Winter. Désormais qualifié dans l’équipe de Jenifer, il passera prochainement à l’étape supérieure, celle des « K.O. ». En attendant, nous l’avons rencontré dimanche dernier au Trocadero. Celui qui a vécu pendant un an à Liège était de passage au Troca à l’occasion de la dernière représentation de la revue.

    D’où vient ce personnage?

    Je l’ai créé en 2012, à 17 ans. Nous avons déménagé avec mon mari du côté de Barcelone pour monter un cabaret. Le jour de l’ouverture, je suis monté sur scène en femme. C’était complètement improvisé. Les gens ont aimé. Il y avait une dimension supplémentaire.

    Vous aviez déjà chanté en homme?

    Oui, bien entendu. Je chante depuis mes 8 ans. Me transformer, c’était au départ un coup commercial pour attirer les gens. Mais je me suis vite pris au jeu. Je me suis senti beaucoup plus à l’aise sur scène.

    Pourquoi?

    Car je vois que je plais en femme et ça me permet de faire tomber des barrières.

    D’où vient ce pseudonyme?

    Au départ, c’était Miss Leona. Car je suis fan de Leona Lewis. Mais quand j’ai remporté le concours de Miss Europe Continental, j’ai dû changer mon nom.

    Comment êtes-vous arrivé à Liège ?

    Une troupe belge est passée dans notre cabaret en Espagne. Nous avons voulu les suivre et vivre une nouvelle aventure en Belgique. L’amitié et le bouche-à-oreille ont fait le reste. J’ai remplacé une chanteuse malade en dernière minute au Trocadero.

    Que retenez-vous de Liège ?

    J’aime beaucoup y revenir. Le public y est très pointilleux et il apprécie l’art. Les Liégeois sont attentifs et à l’écoute. Et puis, j’ai réalisé mon rêve de gosse au Troca en tant que meneuse de revue. J’en rêvais depuis tout petit.

    Quel genre vous définit le mieux ?

    Je sépare bien les deux. Dans le privé, je suis Rémy, un homme. Par contre, une fois sur scène en Leona, je me présente et me considère comme une femme. Mais l’artiste demeure Rémy. En homme ou femme, je chante de la même manière. Mais Leona fait tomber la barrière de la pudeur en moi. J’ai besoin de Leona et Leona a besoin de Rémy.

    Pourriez-vous chanter en homme ?

    Sincèrement, je ne sais pas. Tout se fera en fonction de l’évolution du personnage et des rencontres. Les portes sont ouvertes. Je n’ai que 24 ans.

    Comment cette différence a-t-elle été accueillie ?

    Étonnement, très bien. J’ai même été surpris. Après la mésaventure de Bilal à l’Eurovision, je pensais me faire descendre.

    Quel regard portez-vous sur cette polémique ?

    J’étais triste pour lui, mais aussi pour le regard sur la communauté. On se met à nu sur scène. Mais je l’ai trouvé très fort. Je l’ai beaucoup suivi. Il m’a poussé à avancer.

    Et après The Voice ?

    J’ai envie de découvrir d’autres horizons, réaliser un album et pourquoi pas faire du théâtre. VINCENT ARENA